Présentation

Quelques années à la rencontre des gens, de leur culture , de la nature variée au contact des éléments.

Le projet
Avant le projet il y a une envie irrépressible de découvrir le monde, les gens, leur différentes façons de penser et de vivre, au moyen du bateau pour être au contact des éléments.
A 35 ans déjà je voulais partir pour ce tour du monde avec mes deux jeunes enfants et mon épouse. Je n’ai pas su vaincre ses résistances et la convaincre. Je ne devais pas être prêt pour le grand départ…
Ce désir m’a poursuivi jusqu’à 50 ans et à la mort de mon épouse. Allais-je partir alors? Mes deux enfants étaient jeunes, 19 net 20 ans. Il me restait quelques années de travail avant la retraite. J’ai patienté, d’autant plus que ma seconde épouse n’aimait pas l’eau salée et le bateau…
A 60 ans, libre, à la retraite, c’était le moment. J’ai cherché Le Bateau. Neuf mois durant. En épluchant des milliers d’annonces en parcourant les côtes françaises. Très vite j’avais vu ce Sigma 42. Mais il m’avait paru trop grand pour moi. J’en ai vu bien d’autres et je suis revenu à Rochefort et j’ai acheté le Sigma 42 qui portait le nom de Témenos.
La préparation a été longue, avec une remise à neuf de bien des choses: Moteur, électricité, instruments de navigation, accastillage et gréement courant, guindeau, annexe et survie, ancre et chaîne… En cours de travaux au port à sec de Port Lavigne près de Nantes, le bateau a été renversé en Décembre 2006 par la tempête. Le chantier avait mal câlé le bateau sur un berre trop frèle. Résultat rien à la coque, mais il fallait changer le mat de misaine, tout le haubannage, balcons avant et arrière, le portique qui venait d’être refait, un panneau solaire… Une saison de plus de travaux pour un départ été 2007… Enfin!
L’envie de bouger était forte, malgré les appels à la prudence à l’immobilisme de l’entourrage… Alors le départ tant envié s’est fait en douceur, après cette longue préparation.

Diamrek
Le bateau
Diam Rek est un Sigma 42, voilier en acier construit par des amateurs sur un plan Joubert. C’est un Ketch qui est maintenant gréé en côtre; c’est à dire qu’il a deux voiles d’avant à poste sur enrouleurs: un génois (50m2) pour le petit temps et une trinquette (25m2) lorsque le vent forcit audelà de force 5. Pour le très petit temps Diam Rek a un spi assymétrique de 100m2. La grand voile de 35m2 et l’artimon de 12m2 complètent sa voilure.
Ler moteur est un Nanni de 50 chevaux neuf.
Diam Rek sous voilesDiam Rek au mouillage dans la rivière du Bono dans le golfe du Morbihan

L’équipage
L’équipage est composé de façon permanante:
- du capitaine, Christian Labes, retraité, 62 ans.
Le capitaine à la barre, quittant NantesLe capitaine à la barre
- de la moussaillonne, Myriam Lahcene, plus jeune….
Myraim à la barre sur la LoireMyriam à la barrePar moment, enfants ou amis viennent à bord, profiter de la mer, du soleil, des îles. Ils participent aux manoeuvres bien que débutants parfois.

Le parcours
Le parcours n’est pas prévu de façon fixe pour deux raisons.
Premièrement pour laisser libre cours à l’envie du moment en fonction des rencontres, des vents, des circonstances.
Secondement par humilité. J’aimerai passer des années pour faire un tour du monde par les trois caps (Horn, Lewin, de Bonne Espérence). Mais en serais-je capable? en aurais-je encore envie après un certain temps de navigation? Alors commençons par un tour de l’Atlantique.
De plus il y a la question de l’adaptation de ma compagne à la mer, au bateau, au voyage. Le voyage lui plait; le capitaine aussi. Mais la mer et le bateau elle les subit pour l’instant, durement. Elle est souvent malade et support mal l’inconfort de la navigation… Alors nous verrons. Qui vivra verra.