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Traversée Cumana Guadeloupe Saint Martin

Posted on mai 29th, 2009 by Christian

Le 16.05.2009

Réveillés tôt par la tension vers le départ, nous allons sur le quai pour faire nos adieux aux navigateurs amis. Philippe nous souhaite bon vents. Paulo et Nicole nous souhaitent de ne pas revenir une nouvelle fois à Cumana contre notre gré. Ils nous aident à larguer les amarres et à 9h30, ça y est, Diam Rek quitte le quai puis la marina.
Un orchestre joue une aubadeLes spectatrices apprécientTeddy à l’oeuvre!Cumana s’éloigne!Une petite faim
La mer est calme, plate même ; au moteur, nous avançons à 5 nœuds.
Vers 11h, nous mettons les voiles en gardant le moteur car le vent est Est Nord Est et peu fort. 0 16h nous sommes au droit du phare nord de l’île de Cubagua. Le vent étant alors en plein dans le nez, nous avançons au moteur seul à 3,5 nœuds car le courant est de près de 2 nœuds.
J’avais mis la ligne qui démarre sous l’effet d’un poisson. Je ferre et ramène un beau barracuda… jusqu’au bord du bateau. Au moment de le remonter il se décroche ! Malheur ! Il faisait bien 3,5 kilos.
Vest 18h, le courant forcit le long de Margarita, jusqu’à 2,5 noueds. La nuit tombe et Teddy pèche un maquereau. Lente remontée le long de Margarita.
La nuit tombeLe calme du soirLe coucher de soleil
A un endroit je cherche le chenal et je veux passer à bâbord d’une bouée. Le fond qui remonte très vite, m’en dissuade. Plein tribord et le fond remonte et nous passons dans la nuit noire. Plus loin même problème avec une bouée. Chacun notre quart pour veiller par tranches de 4 heures. Mar moment c’est dur, le sommeil gagne. En plus il fait chaud, le corps n’est pas habitué. La mer le malaxe sans cesse….

Le 17.05.2009

Vers 5h, le jour se lève, la houle est de 0,5 mètre. Il n’y a pas eu de pêcheurs gênants cette nuit, avec leurs filets invisibles. Le bruit du moteur est fastidieux et nous avançons à contre courant de cet océan qui entre dans la mer des Caraïbes.
9h30, position : 11.03.920N 63.40.235W avec 72 miles contre le courant dans les premières 24h. A 15h15, nous avons passé Margarita, nous en sommes à plus de 20 miles et nous obliquons vers le nord est, cap 25 avec grand voile et trinquette. Malgré le courant nous avançons à 4,5 nœuds, dans le silence du vent doux. On rajoute la voile d’artimon et ça avance encore mieux, le bateau est plus équilibré.
Avant la nuit, nous prenons un ris dans la grand voile, on ne sait jamais. La nuit est calme et le tangage nous travaille au corps. Nous ne mangeons rein.

Le 18.05.2009

Teddy vomit plusieurs fois, même ce qu’il n’a pas mangé ! Il s’amarine. Je ne mange pas non plus, mais ne rends rien.
Nous avançons à 5,7 nœuds avec un vent autour de 15 nœuds toujours ENE.
Nous croisons un cargo moteurs arrêté, à la dérive, sans doute dans l’attente d’une commande. Je dois prendre la barre et le contourner malgré le courant.
Teddy aux prises avec un poissonLe capitaine pas rasé qui emmergeLa beauté des voiles au soleil!
Notre position est : 12.41.691N 62.58.147W et nous avons parcouru 108 miles en 24h.
Puis nous croisons un porte conteneur pisseux de rouille.
A midi nous marchons à 6 nœuds au cap 50° pour lutter contre le courant et la dérive.
Dans la nuit tombée, je croise deux bateaux dont un qui n’a pour toute lumière qu’un feux à éclat blanc ! Je dois me dérouter pour l’éviter…

Le 19.05.2009

A 9h30 notre position est : 14.31.811N 61.59.736W avec 126 miles en 24h. Ça avance bien.
A midi un poisson mord. Je remonte une grosse coryphène qui se décroche au pied du bateau en laissant une lèvre sur l’hameçon. On voit l’aileron d’un requin pour qui la coryphène n’est pas perdue…
Une demi-heure plus tard, un autre poisson mord. Il devait être gros car en le ramenant il casse la ligne. Décidément, la pèche, ça s’apprend !
Vers 17h30 un garde côte américain s’approche. Par VHF, il demande notre identité, celle du bateau, des passagers, notre dernière escale et là où nous allons… Nous pensons qu’ils se renseignent car ils nous demandent de rester en ligne un moment, puis ils nous remercient et s’en vont. Nous pensons que nous serons accueillis par la douane française à Pointe à Pître… Le coin voit passer beaucoup de drogue et les douaniers cherchent…
Moi, la drogue illégale, ce n’est pas mon truc. Je préfère les drogues légales : l’alcool et les femmes ! Ce sont les plus dures, les meilleures !
Un vent de 20 nœuds nous fait avancer entre 6,5 et 7,5 nœuds !

Le 20.05.2009

A 2h nous sommes en vue des Saintes. De nuit on ne voit que des tâches noires dans la nuit. Nous passons entre les Saintes et Marie Galante, dans une immense baie dont le fond est Pointe à Pitre. Le jour se lève et c’est la déception. On ne voit rien à cause des nuages. La soufrière reste dans les nuages. On ne voit plus les lumières des côtes qui illuminaient la nuit…
Le ferry qui dessert les îles
Pointe à Pitre approche. Une régate part au même moment : c’est le tour de la Guadeloupe. Nous arrivons à la marina du bas du fort où nous sommes à quai 0 10H. Notre position est : 16.13.308N 61.31.788W. nous avons fait 112 miles dans les 24h30 dont les 15 derniers en nous aidant du moteur, faute de vent…
Nous voilà en Guadeloupe après 4 jours juste de voyage. C’est beau et vert, avec un air de fête dans la marina. Pourtant bien des magasins sont fermés, à cause de la grève, de la crise… Les femmes créoles sont ravissantes. C’est la carte postale !
Troquet de la marina de Pointe à PitreMarina du bas du fortLa frégateYacht de luxe près de notre bateanCertains briquent le luxe: Vive la vie!
Je comptais voir Fleure, mon ex-assistante retournée au pays. Son numéro a changé. Je lui envoie un mail, il faut toujours croire au miracle.
J’ai appelé un électricien pour voir quelle batterie me pose des problèmes d’autonomie. Il est très occupé. Il viendra peut être avant le début de semaine… Nous verrons si nous attendons…
Teddy cherche des anciens copains de travail ici, mais en vain pour l’instant…
Je suis heureux d’avoir trouvé Teddy comme équipier. Il est efficace dans les manœuvres. Sérieux pour les quarts, Bien participants pour cuisine et vaisselle… Tous est bien et agréable et je pense que ça va continuer.
Le bateau marche très bien à la voile. Le moteur fonctionne. Il ne manque plus qu’une meilleure autonomie électrique et ce sera parfait.
Je vais dans un cyber café : La Frégate. Belle terrasse au bord des pontons. En Guadeloupe où il y a de si belles créoles, je prends une blanche… J’envoie un mail à Fleure, mon ex assistante, puisqu’elle a changé de numéro de téléphone.
Le soir au bateau, nous prenons le frais après une journée étouffante. Nous avons comme voisins Hervé et Karen, qui viennent du golfe de Cariaco au Venezuela, vendre ici l’un de leur bateau. C’est drôle de se retrouver ici côte à côte. Hervé chante d’une voix éraillée car il a bien bu pour supporter la séparation d’avec ce bateau qu’il aime. Nous buvons ensemble punch puis bière. Tous deux ont acheté un terrain en bord du golfe de Cariaco avec arbres fruitiers, maison, plage et ponton pour 10.000€. Ils vont s’y établir et ouvrir une crêperie. Le savoir faire s’exporte au Venezuela. ! Ils aiment ce beau pays et les gens gentils. Bonne chance les amis !

Le 21.05.2009

J’appelle Le vendeur de ma carte Sim Iridium en vain, pas moyen de le joindre ! J’apprends après qu’aujourd’hui c’est férié et après c’est le week-end ! Damned !
Sur mon ordinateur, je retrouve le téléphone de la mère de Fleure qui me donne le numéro de sa fille. J’appelle Fleure qui est toute contente. Elle voit avec son mari et nous nous verrons ce soir, ils viendront. Je suis tout heureux de la revoir.
En discutant sur le pont, je vois une annexe arriver à côté. Je reconnais la silhouette de Jean-Claude de Chamicha. Je l’appelle, il passe sans répondre. Je descends à quai et je le vois remplir des bidons d’eau. Il me reconnaît. Nous discutons un moment. Nous prendrons l’apéro ensemble avant le départ. Je lui demande si Chantal pourrait jeter un œil sur mon programme de navigation qui ne capte plus le GPS. Je suis vraiment heureux de le revoir ! Nous nous étions quittés en Casamance à Karabane, avant que je ne traverse vers le Venezuela. Depuis chacun a vécu des aventures, nous en avons des choses à nous raconter. Pourtant chacun a un site que nous lisons régulièrement…
En attendant nous allons voir un loueur de voiture pour en avoir une demain pour un tour de l’île. C’est fermé pour cause de jour férié, mais on lui passe un coup de fil et ce sera bon pour demain. Sur le retour, nous passons par la Frégate prendre un punch avec des acras de morue. Que c’est bon, à l’ombre d’un auvent avec l’alizée qui souffle doucement ! Une femme âgée à côté commande une glace qui lui est apportée avec une montagne de Chantilly. Quelque temps plus tard elle en commande une autre. Nous sourions et entamons la conversation. Elle à 75 ans et elle a été pilote et formatrice de pilote d’avion pendant 50 ans ! Sa passion. Elle s’est imposée, parmi les hommes par ses qualités. C’était sa vie. Depuis trois ans on lui a retiré sa License. A 72 ans alors qu’on la retire à 60 ans à la plupart des pilotes. Elle a longtemps travaillé au Maroc, puis au Sénégal, puis en Guadeloupe où elle s’est fixée. Elle a été mariée, mais n’a pas voulu d’enfants tant elle se donnait à son travail. Quelle vie ! Elle a eu 4 crashs, 4 pannes. Elle a réussi à chaque fois à sauver avion et passagers ! Elle vient d’écrire sa biographie qui paraitra bientôt en livre. Avant elle sera lisible sur le net, sur le site : lulu.com desailespourlaliberte Daniiele Bourgouin Avis aux amateurs ! Ça m’a donné envie de le lire ! Belle rencontre. Teddy était ravi aussi.

Fleure m’appelle au téléphone, elle est sur le ponton devant le bateau ! Avec Daniel son mari, dont je fais connaissance et leur petite merveille de fille de 7 mois !
Fleure et sa petite merveille de 7 mois!
Nous allons dans un café discuter des souvenirs communs et de nos vies actuelles. Quel plaisir de revoir Fleure, cette jeune fille pleine de qualités et de potentialités à qui j’avais appris des choses au travail et qui m’en avait appris beaucoup aussi. Et je la revois, bien installée dans la société de son île d’origine, avec travail, mari et enfant. Voir les jeunes trouver leur place dans la société et les aider pour ça, quel plaisir ! Et elle est un peu plus jeune que mes enfants, 30 ans. Bravo Fleure !
Nous passons la soirée avec Hervé et Karen sur leur bateau La Câline. Planteur après planteur, la soirée passe en discussion. Je finis par abandonner pour ne plus abuser du rhum.

Le 22.05.2009

Nous louons une Twingo pour la journée pour faire un tour de l’île.
Au moment de partir, l’électricien m’appelle, il peut passer. OK, je lui montre ce qu’il y a à faire pour améliorer l’autonomie électrique. IL va faire le travail en notre absence, ce sera fait avant notre départ.
Teddy connaît , il nous guide. Karen est venue avec nous. Nous prenons la route de traverse qui va à Pointe noire. Que c’est beau, ces mornes bien verts, avec une végétation luxuriante !
Un arrêt à la cascade aux écrevisses : quelle fraicheur avec cette cascade entourée d’arbres couverts de plantes saprophites aux feuilles très grandes.
La cascade aux écrevissesQuelle nature!Le fruit de l’arbre à painLes plantes saprophytes sur les arbresUne plage de gallets
Puis nous nous arrêtons à Deshaies, aux vielles maisons créoles, avec des terrasses aux bordures de bois ouvragé. Elles sont de couleur pastel ravissantes, parfois couvertes de bougainvillées.
Nous allons sur la plage de Grande Anse. Un plongeon dans l’eau verte, quel délice ; elle est chaude, 27° environ. La plage est encore calme. Peu de monde, des petits restos sous les palmiers. Nous déjeunons d’accras de morue, à l’ombre. Super !
une barque de pêcheursBelle fleurLa belle plagePlage carte postaleVraiment belleLe petit resto de plageKarenla PlageUne rivière se jette dans la mer
Teddy nous entraîne au bout de la plage vers une maison perdue dans la végétation. C’est un hôtel de charme, avec des maisons indonésiennes en bois sous les cocotiers, entourées de fleurs.. Un français les a fait venir de Java. On nous fait visiter une chambre de rêve de 60 mètres carrés. 150 € la nuit en basse saison. Le Taïnos, pour ceux qui aiment les beaux endroits !
PiscineMasqueinmasque indonésienterrasse ombragéeMaisonnettes chambre indonésienneschambre dans la verdureFrangipanierRose de corailTeddy dans un endroit relaxe
Nous rentrons par le nord et les Grands Fonds. Là la vie est plus traditionnelle, les maisons plus anciennes. Les vaches croisées avec les zébus paissent le long des routes.
Nous rentrons avec de belles images plein les yeux. La Guadeloupe, mérite d’y revenir. Il y fait bon vivre. Les gens sont très accueillants, avec le sourire pour peu que l’on soit souriant et ouvert.
Nous ramenons Karen à la Marina et nous voilà repartis, chez une amie de Teddy, Corine. Difficile de trouver sa maison au fond de la campagne, mais quel havre de paix. Une maison ouverte sur un beau jardin. Une maison pleine d’œuvres d’art d’amis et de Corine. Superbe. Nous rentrons tard au bateau.

Le 23.05.2009

Nous rendons la voiture. J’attends l’électricien qui doit venir se faire payer… Je l’appelle et je vais à son bureau. Mes batteries sont bonnes, il a mis répartiteur de charge qui fera que l’alternateur du moteur rechargera la batterie moteur et ensuite, rapidement les batteries servitudes. Donc nous ne devrions pas manquer d’énergie car si les batteries se vidaient on pourrait les recharger au moteur de temps en temps…
Je vois Chantal de Chamicha. Elle a la gentillesse de venir au bateau pour regarder pourquoi mon GPS ne donne plus la position directement sur la carte du logiciel de navigation. Pendant qu’elle téléphone, je mets en marche le PC puis je lance le logiciel de navigation… et la position du bateau apparaît sur la carte !!! Elle doit avoir des ondes super positives, Chantal ! Je lui dis et elle rigole. Ça marche, elle ne sait pas pourquoi, ni si ça ne disparaîtra pas de nouveau… AH ! l’informatique ça peut être déjà capricieux, mais l’électronique marine, c’est encore pire !
Calme sur la marina de Pointe à PitreJoleetJoëlle et Francis
Karen vient à bord et me donne des musiques d’Amérique du Sud et d’Afrique. Super !
Nous allons prendre un apéro, chez Joëlle et Francis de Paquito. C’est l’occasion de se raconter cette année passée depuis notre départ de Gran Canaria. Eux vers les Antilles et moi vers le Venezuela. C’est émouvant de se retrouver puis de se souhaiter bon vent. Eux Restent aux Antilles et moi je rentre en Europe.

Le 24.05.2009

9h30 Départ pour Saint Martin. Petit temps, vent de 12 nds d’Est Sud Est. Il nous pousse doucement. Dés le départ, je suis brabouillé, mais rien ne ressort. Teddy va bien et fait la cuisine. La journée se passe tranquillement, la nuit aussi.
La soufrière cachée par les nuagesCôtes de GuadeloupeCôtes de Guadeloupecôtes de GuadeloupeLe soir

Le 25.05.09

Lever de soleilRocher à évitrer
Le vent continue d’être favorable. La pêche, moins. Nous attrapons quatre poissons qui reviennent à l’aplomb du bord et se décrochent. Un gros nous emporte tout le bas de ligne… Nous croisons un cargo, deux voiliers, et un ballon de foot…
Nous arrivons près de Saint Barthélémy et nous y entrons de nuit. Nous sommes à quai à 24h30, avec un amarrage rouleur qui me fait perdre des défenses.

Le 26.05.2009
Départ à 5h pour Saint Martin, Oyster Pond. Le ciel est charge, mais les grains tombent plus loin. Nous slalomons entre les rochers nombreux dans les parages. Nous voilà à Oyester Pond, un îlot de richesse indécent, qui ne me plait pas.
Oyester pondDiam Rek à quai
Le plein de Gasoil pour le retour. Personne de disponible pour intervenir sur la girouette et l’anémomètre, on fera sans.
Nous allons faire le plein de nourriture, nous passerons chez le ship et départ dans 2 ou 3 jours…
Première journée relaxe. Juste le plein de gasoil, 260l Pour 170 €, plus qu’au Venezuela, mais moins qu’en France… Je me sens mal tout de suite dans cet îlot de luxe dans cette île colonie. Une bonne sieste pour récupérer. Teddy va voir ce qu’il peut retrouver de copains du temps où il faisait des convoyages ici…
Le soir il revient en disant qu’un copain nous emmènera en ville faire les courses. Car ici nous sommes à Oyester pond, une baie aménagée par le Capitaine Oliver, débarqué début 80. Il a construit un hôtel ressort 4 étoiles et une marina. Autour se sont construites des villas de luxe, accrochées aux collines, au milieu d’une végétation de maquis, cactus et arbrisseaux. L’eau est rare et seules les pluies en apportent. Une usine de désalinisation de l’eau de mer fournit le reste. Les jardins des riches sont fleuris, ailleurs, c’est sec….

Le 27.05.2009

La journée se passe. Je bricole sur le bateau, puis je vais dans le hall de l’hôtel où je peux m’installer avec mon ordinateur pour avoir électricité et internet, le luxe ! Les petite monstres de moustiques sont en supplément ! Et ils sont voraces ! Chaque paradis a son enfer… Je classe la musique donnée par Karen. Des merveilles de musiques africaines et d’Amérique latine où elle s’est baladée ! Merci Karen !
Je vais me promener à pied sur la colline qui domine la marina. Des maisons de luxe bordent la route. Puis la colline est déserte, sèche, avec des cactus et une case et un terrain avec chèvres et ânes. Un créole est installé là, jusqu’à quand ? L’urbanisation gagne, les villas contre les ânes…
cactus en fleurVue de la collineVue de la collineVillas de luxeles ânes
J’appelle Mimi qui fait sa cure à Dax et qui m’envoie des photos de Biarritz où elle est allée en excursion. Elle a bien raison d’en profiter !
Mimi à BiarritzMimi en promenade en cure
Finalement, je ne vois pas Teddy ni son copain qui se proposait de nous emmener…
Demain je prendrai un taxi !

Le 28.05.2009

Teddy se réveille aussi tôt que moi. Son copain va nous emmener en conduisant son fils à l’école. Nous allons chez lui à pied. Lorsque tout le monde est prêt, nous montons dans sa Jeep. Un demi tour de l’île nous fait découvrir ce paysage de collines escarpées. Dans le centre, les maisons sont pauvres, parfois encore de vielles cases en bois. Le dernier cyclone a laissé des traces, on voit des squelettes de maisons… Côté néerlandais ou côté français, ce n’est pas plus riche. Certains points des côtes abritent des îlots de luxe. Ça construit encore. Avec la crise, les touristes et les investisseurs sont plus rares. Tout le monde peine. Pourtant la plupart des choses sont hors taxe, ou avec des taxes plus basses.
Côté hollandais on va dans un cash and carry faire l’avitaillement de conserves et boissons. On paye en dollar qui règne sur une bonne partie de l’île. Les produits sont internationaux, surtout anglo-saxons. Tout est importé… Puis on va chez Budget, un grand ship des Caraïbes. Je trouve tout ce qu’il me faut. Là encore, je paye en dollars avec ma carte. Au moins le change sera au cour du jour, près de 1,4 dollar pour 1 euro, alors que dans les cafés et restos, le change est de 1 pour 1 !!!
Retour au bateau pour ranger les provisions. Teddy veut jeter des produits déjà dans le bateau dont la date de péremption est passée. Je les garde pour les consommer, sans crainte, comme d’habitude… Qu’est ce que c’est que cette habitude d’occidental conditionné par les médias, comme mes enfants !
On va manger dans un bistrot de la marina. Je prends un fish and ships, comme à Gibraltar ! De temps en temps, ça fait du bien, en plus c’est un des seuls plats britanniques que j’aime !

Le 29.05.2009

Hier nous n’avons acheté que conserves et boissons. L’autre magasin était fermé avec un panneau affichant la raison : solidarité avec les deux derniers représentants de la communauté indienne assassinés et contre l’insécurité grandissante.
Christophe nous explique que l’espoir d’un travail, du RMI, fait passer beaucoup d’étrangers clandestins sur Saint Martin. Mais du boulot il n’y en a pas pour tout le monde, alors les trafics et les vols et agressions se multiplient… J’avais déjà entendu ça à propos de Saint Vincent et de d’autres îles où le trafic de krack fait des ravages avec une montée de la criminalité importante… Tant de richesses étalées font envie et certains ne résistent pas à l’envie…
Nous allons au supermarché. Nous achetons principalement fruits, légumes et fromages.
Teddy a peur de manquer, alors il fait des provisions. J’espère que nous n’en perdrons pas trop ! Au retour il faut ranger. Tout finit par trouver sa place.
Je vais sur internet. C’est le dernier jour. Nous partons demain, samedi. J’espérais partir aujourd’hui, mais mon équipier respecte les traditions. Un marin ne part pas un vendredi, jour de la mort du Christ. Qu’en est il de la mort de Mahomet, de Bouddha, et de bien d’autres… Si chacun croyait en de telle sornettes, il n’y aurait plus de départ possible pour les marins !
Hervé me parlait de sa superstition : il jette les pièces de monnaie à la mer pour chaque traversée. Il verse aussi la première gorgée de bière ou d’alcool… Chacun son rituel pour se rassurer face à la puissance de la mer…
Moi, j’ai hâte de mettre les voiles, non sans appréhension des dangers de la mer, de ses caprices, non sans respect pour elle qui a toujours le dernier mot…
Trois ou quatre semaines jusqu’aux Açores, plus si on tombe dans les calmes vers la mer des sargasses… Nous verrons bien. Nous avons de quoi tenir, eau, pâtes, riz, conserves, et résultats de notre pêche qui ne peut que s’améliorer !
J’essaierai de faire passer notre position chaque jour à Jean-Michel qui l’indiquera sur le site, avec sa gentillesse habituelle. Nous resterons ainsi en contact. A milieu de l’océan, c’est fou ce que l’on pense aux autres !


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