Océan Atlantique Gibraltar

Posted on septembre 22nd, 2007 by Christian

Le 22.09.07
Réveil au son assourdissant d’un avion qui décolle de la piste qui jouxte la marina. C’est impressionnant de voir les avions décoller en bout de piste, juste au-dessus de la mer. Ils n’ont pas le droit à l’erreur ! Ce matin nous voyons le port de jour. Le rocher est toujours aussi impressionnant, à pic sur une face, quelques installations militaires perchées dessus et des immeubles au pied, coincés entre rocher et mer.
Le rocher et son nuage
La marina nous informe qu’il faut bouger notre bateau car un yacht de 40 mètres arrive et un autre de 35. Il leur faut de la place. On nous attribue une place pour une nuit entre deux bateaux. La place nous paraît étroite. On nous répons que les autres bateaux vont se pousser, puisqu’il n’y a pas de catways. Il faut se garer comme partout en méditerranée avec le système de pendille. Nous n’avons jamais fait. On nous explique et le bateau qui sera notre voisin nous explique et dit qu’il nous aidera.
Alors nous quittons le quai et arrivons avec une manœuvre prévue pour se garer la proue contre le quai. Jean-Michel fait la manœuvre, mais le vent et l’inertie du bateau font échouer la manœuvre. Nous reculons et décidons de changer de tactique et de mettre la proue contre le quai. Les voisins nous aident en nous donnant la pendille qui retient l’arrière du bateau une fois mise au taquet. Voilà c’était une première pas rassurante pour nous ! Il y en a des premières dans la vie !
Nous allons chez le chip. Le magasin est bien fourni et les vendeurs sont très britishs. Nous demandons des lattes ; il n’y a pas tout à fait ce que je cherche, mais j’en prends quand même, car mieux vaut une latte un peu différente que pas de latte. Je prends une pompe à gasoil pour remplacer la pompe manuelle dont la membrane ne tiendra pas bien longtemps.Pas de contre-écrous pour les ridoirs de haubans. Le vendeur nous explique ce que font les Anglais. Ils mettent un fil d’inox dans le trou de goupille et en entourent un côte de la partie tournante du ridoir, ce qui empêche de se dévisser l’ensemble ou au moins prévient qu’il y a eu un effort important si le fil est cassé. Pas mal ! Je prends du fil d’inox. Jean-Michel achète un aérateur pour sa cabine, malgré le prix jugé hors de prix même par le vendeur, qui finit par faire un rabais de 5£…
Nous rentrons au bateau manger à bord la bonite pêchée la veille. Après une petite sieste nous allons à pied visiter une partie de Gibraltar. Des magasins hors taxe avec de l’alcool pas très cher, tenus par ses indiens. Des immeubles très proches les unes des autres, de nouveaux immeubles en construction. La spéculation immobilière internationale passe par ici.
Il y a pas mal d’Espagnols qui viennent en car faire des courses. Il fait chaud et aux ronds-points poussent bananiers, palmiers, yuccas, toutes plantes dépaysantes pour les britishs !
De retour au bateau nous nous mettons à bricoler le tangon dont le bout de commande est cassé. Il faut le changer et impossible de dévisser les trois vis qui retiennent l’embout. Je perce les vis de façon à les éliminer. Ça prend du temps car elles sont en inox bien résistant… Même sans vis impossible de défaire l’embout à cause de l’oxydation qui lie les deux pièces.
J’essaie de chauffer au chalumeau pour dilater le tube du tangon. Mais mon chalumeau est trop faible. Nous essayons au marteau et au burin. Rien à faire. Alors à la scie à métaux je coupe le tangon qui sera plus court de près de 10 cms. Après je coupe la partie du tube resté sur l’embout. Effectivement il y avait une couche d’alumine qui soudait les deux pièces.
Nous arrêtons pour ce soir et l’un des garçons du bateau voisin veut visiter notre bateau. C’est d’accord avec ses parents. Corentin, dans les 5 ans, vient et visite tout le bateau en m’expliquant les différences avec le sien. Il a une assurance incroyable. Son père vient avec Tiphaine et Pablo les deux autres enfants. Ils sont partis pour un tour de l’Atlantique d’un an en famille. Ils ont loué un bateau de 13m que nous visitons. Il est super, vaste et bien aménagé.
En arrivant à Gibraltar, dans la baie ils ont subi un grain à force 8 avec des rafales à force 10 qui ont couché leur bateau alors qu’ils étaient entre les cargos ! Ils n’étaient pas fiers. Mais ils sont passés. Nous, nous sommes passés quelques heures après et nous manquions de vent ! Hasards de la mer !!! Il faut toujours rester modeste. Nous sommes passés à un endroit réputé difficile sans peiner, mais ça n ‘enlève rien aux exploits de certains pour passer ces fameuses colonnes d’Hercule qui longtemps ont été infranchissables !
Ils hésitent à aller à Tanger, puis ils iront à Madère, puis aux Canaries, comme nous. Les enfants demandent si nous irons ensemble, ils aimeraient ça. Mais pour l’instant ils sont immobilisés là pour un problème de cuve de gasoil pleine de saletés qui les fait tomber en panne sans cesse. Ils vont voir avec un chantier du coin quoi faire !
Lorsque nous quittons leur bord, Corentin ne veut plus me quitter. Il pleure…
Cette famille me rappelle le projet que j’avais de partir en bateau lorsque mes enfants étaient petits. Je n’avais pas réussi à persuader leur mère, si bien que nous ne sommes pas partis. Je ne devais pas être prêt puisque je n’avais pas su communiquer mon désir à mon épouse…
C’est émouvant de côtoyer ceux qui arrivent à vivre ensemble cette aventure. Les enfants semblent bien épanouis par ce qu’ils vivent et ils sont très vite en relation avec les gens qui les entourent.
Le soir arrive et le rocher s’illumine de nouveau. L’un des restaurant au bord de la marina nous envoie la musique d’un orchestre qui joue les vieux classiques du rock ! Un apéritif au son du rock dans le cockpit et dans la douceur de la nuit qui tombe, c’est vraiment super ! Il ne manque plus que Myriam.

Le 23.09.07
Au réveil, j’écris pour rattraper le retard. D’abord un mail pour Mimi, puis le journal pour le site. Pendant ce temps-là-là Jean-Michel vérifie le vérin du pilote et localise la fuite du liquide grâce au sopalin scotché à chaque raccord. C’est sous le bocal, entre le bocal et la pompe. Bonne découverte, reste à adopter la bonne tactique pour y remédier. Nous allons envoyer un mail à Laurent pour avis.
Puis je reviens au tangon pour limer la partie coupée. Ça finit par s’emboîter correctement, il restera à tarauder d’autres trous pour faire des pas de vis. Mais c’est l’heure du déjeuner…
Après je tente de me connecter au réseau wifi du port. En vain ; je tourne en rond car je veux payer par carte bleue et l’organisme me dit qu’ayant un compte paypal, je dois payer par ce compte. Ne me souvenant plus de mon mot de passe sur ce compte je suis un labyrinthe qui me pose des questions auxquelles je réponds faux d’après lui… Alors pas de connexion et pas de liberté de payer avec ma carte. Un faux progrès technique, et en tout cas un vrai mépris de l’utilisateur, du client tout simplement ! Ainsi je ne peux pas alimenter notre site et vous donner des nouvelles, cette fois encore ! Pendant Jean-Michel qui n’a pas de compte paypal réussit à se connecter avec son ordinateur !
Bon ça dégage du temps pour tendre les haubans de façon symétrique à bâbord et à tribord.
Pareil pour le tangon pour lequel j’ai percé des trous et taraudé des filetages. Il ne manque plus qu’une garcette et un passage avec poulie que nous pourrons acheter demain.

Position actuelle : 36.08.954N 05.21.308W Gibraltar

Le 24.09.07
Ce matin, au réveil, Jean-Michel me dit qu’un bruit l’a gêné une partie de la nuit. Au même moment le bruit se répète : c’est la pompe du puisard. Elle est sur position automatique et se met en marche lorsque le puisard se remplit au- delà d’un certain niveau. Nous soulevons la trappe et effectivement le puisard est assez plein, et la pompe évacue le trop plein. Il y a donc une entrée d’eau de mer ou une fuite d’eau des réservoirs…. La journée commence mal ! C’est dur dès le matin !
Bon voyons le vérin, voit-on d’où vient la fuite ? Oui un sopalin est humide et rouge à deux endroits, à la jonction du couvercle du bocal. Coup de téléphone à Laurent qui explique qu’il avait déjà colmaté cette fuite avec de l’araldite. Il aurait aimé faire un échange standard de tout le vérin, mais maintenant il faut soit tout démonter et renvoyer, soit essayer de colmater la fuite, ce qui devrait être possible avec le liquide qu’il m’a envoyé…. Je lui parle de la fuite d’eau : il faut assécher et voir si ça vient d’une entrée d’eau de mer par un passe coque, une vanne, un tuyau, ou si ça vient d’une fuite à un réservoir d’eau…
La matinée se passe à assécher pour moi et à démonter le vérin pour Jean-Michel pour préciser l’endroit de la fuite et peut être nettoyer et colmater. La voile, c’est un loisir qui est riche en imprévus et qui énerve parfois !
L’après-midi aussi passe à vérifier toutes les vannes et les passe coques des entrées d’eau et des évacuations : aucune d’elle ne fuit. Le réservoir d’eau douce ne semble pas fuir aussi.
Il ne semble plus y avoir d’eau dans la partie avant. Mais la gâte moteur semble se remplir peu à peu d’eau. Il nous reste à l’assécher le plus possible et regarder si les tuyaux d’arrivée d’eau de mer moteur et les évacuations du cockpit qui passent par là sont bien étanches au niveau des soudures sur le fond…. Sinon nous n’avons plus d’hypothèse et c’est de l’eau de génération spontanée…
Pendant ce temps Laurent consulté pour le vérin a appelé le fabricant mais après la fermeture. Il rappellera demain matin pour nous dire si on a des chances d’obstruer la fuite ou s’il faut changer le bocal et combien de temps il faut pour en recevoir un de France ?

Le 24.09.07
Au réveil nous vérifions les niveaux d’eau dans les différents endroits des fonds du bateau. Et bien, il n’y a pas d’eau où il n’y en avait pas et il n’y en a pas plus dans la gâte moteur. Il n’y a donc pas d’entrée d’eau, ni de fuite d’un réservoir. L’eau que nous avions à bord devait venir du reste de l’eau que nous avions embarquée après le pont de Saint-Nazaire et que nous n’avions pu évacuer, jusqu’à présent. Et puis nous avons dû prendre de l’eau lors de la pluie battante qui a duré longtemps en venant à Gibraltar. La partie ouvrante du toit de la gâte moteur ne doit pas avoir un joint assez étanche et doit laisser passer de l’eau. C’est une bonne nouvelle de ne pas avoir d’entrée d’eau dans les fonds ni de fuite d’un réservoir !
Une course chez le chip et nous achetons la petite pièce pour finir le tangon.
Un tour à la halle pour faire quelque ravitaillement frais. Il y a de beaux fruits et légumes, viande et poissons, mais tout est plus cher qu’en France et à plus forte raison qu’en Espagne Portugal. L’office du tourisme nous indique un café wifi. Nous y allons. C’est gratuit à condition de consommer. Je pourrais donc y aller bientôt.
Un appel de Laurent nous apprend que le fabricant de vérin va nous envoyer le récipient qui fuit en échange standard sous quelques jours. Nous pourrons ainsi le changer !
L’après-midi nous finissons le bricolage du tangon qui fonctionne très bien maintenant.

Le 25.09.07
Aujourd’hui peinture sur le bateau. Ça commence par le grattage des endroits où il y a un peu de rouille sur le pont. Puis nous passons du Rustol, un produit antirouille. Ça nous occupe un moment. Puis nous réfléchissons sur ma meilleure manière de changer la pompe de relevage du gasoil des réservoirs des fonds dans le réservoir journalier. Nous avons acheté une pompe, mais maintenant il faut trouver les tuyaux qui sont compatibles avec le gasoil et les réducteurs car les entrées et sorties de pompes sont en 19 et les tuyauteries de gasoil sont en 34….
En fin d’après-midi nous avons un plan mais il est trop tard pour les courses.
En soirée nous nous promenons le long des quais du port. Il y a de magnifiques voiliers d’une taille imposante. Il y a aussi des monstres à moteur. Un yacht de 40 mètres, un de 35 et un autre à peine plus petit qui à l’air néanmoins bien petit à côté des autres. Il est dur d’être riche et de le paraître car il y a toujours plus riche que soi !!!
Pour le reste les bateaux sont pour la plupart des bateaux de voyage venant de Méditerranée et allant vers les Canaries et les Antilles.
Je discute un moment avec un jeune navigateur qui est parti avec son épouse et une fille de deux ans. Il a acheté un bateau en acier il y a un an et voilà quatre mois qu’il est parti du sud de la France via la Tunisie et l’Algérie. Il va vers le Brésil. Il est sympa et je suis content de discuter, de rêver à la suite du voyage, aux escales où nous nous rencontrerons.
Pendant ce temps la famille qui a le bateau d’à côté de nous cherche à résoudre son problème de gasoil pourri qui remplit son réservoir et le fait tomber en panne sans cesse. Nous échangeons nos points de vue. Nous lui proposons notre pompe électrique à gasoil, s’il trouve un fût, il pourra récupérer le gasoil bon qui est au-dessus du réservoir. Le fond il le fera pomper et évacuer par un pro.

Le 26.09.07
Belle journée chaude à Gibraltar. Le soleil tape ! Nous allons à la recherche d’une quincaillerie spécialisée dans la plomberie. On trouve tout sur le rocher de sa gracieuse majesté. Le serveur du quincaillier qui a la gueule de bois suite à la nouba qu’il a fait cette nuit, nous déniche ce qui pourrait aller ! Mais il n’a pas de tuyau pour gasoil. Retour chez le chip qui en a. Le reste de la matinée est consacré démonter l’ancienne pompe à main et à préparer le montage de la pompe électrique. Mais le voisin, Frédérique a besoin de la pompe pour pomper son gasoil. Je laisse Jean-Michel avec lui pour l’aider et lui prêter ce dont il a besoin, et je fonce dans un café qui a une liaison wifi sur Casemates square, vieille place très touristique. La liaison est gratuite pour les consommateurs. C’est une occasion de goûter une bière anglaise, tout en faisant plaisir aux personnes et amis qui attendent nos dernières nouvelles.
Les textes passent bien sur le site. Les photos prennent un temps bien trop long à cause du faible débit. J’espère que vous ne serez pas déçus. Ce n’est que partie remise. A la prochaine liaison ce sera du boulot pour rattraper le retard. Et puis je voudrais découper le texte qui est trop long en plusieurs textes par pays.
Je reviens au bateau et je trouve Jean-Michel et Frédérique en train d’essayer de pomper le gasoil des réservoirs du bateau voisin pour le récupérer dans un fût avant que le pompeur vienne avec son camion pompe et lui enlève le reste avec les saloperies qu’il y a dedans.
Nous lui avons prêté la pompe électrique que nous venions d’acheter pour relever notre gasoil. Frédérique branche la pompe sur la prise allume-cigare de son bateau. Le gasoil monte dans le tuyau mais pas assez haut pour arriver dans le fût…. La pompe est vendue pour pouvoir remonter 2,80 mètres, alors qu’elle ne relève qu’environ un mètre. Essais divers, sans succès. Alors nous lui prêtons la pompe manuelle que nous avons démontée. Ça fonctionne et Frédérique peut récupérer 200 litres dans son fût. Dommage qu’il ne soit pas plus grand ou qu’il n’en ait pas deux. Il nous remplit deux nourrices de 20 litres en cadeau. Super !
L’opération est finie le soir, il n’y a plus qu’à nettoyer les gouttes de gasoil qui sont tombées à maints endroits !
Le soir nous discutons avec un navigateur de la pompe qui ne relève pas assez et il nous dit que nous devions avoir des fils de section trop faible. Nous n’y avions pas pensé ! Nous essaierons demain.
Nous nous promenons sur les quais en regardant les bateaux. Autant de bateaux, autant de solutions pour faire un bateau de voyage. Il y a des lignes très différentes, des aménagements très différents. Certains marins emmènent avec eux tellement de matériel que le bateau en est couvert !
Nous regardons un vieux gréement tout en bois. Nous voyons le propriétaire qui nous parle en anglais. Il est pasteur et va en Nouvelle-Guinée évangéliser les Papous. Ils sont cinq et ils y vont avec ce bateau hollandais de 22 m et de 60 tonnes. Nous parlons avec lui un quart d’heure et il nous parle de Dieu plus de la moitié du temps. Cet homme est plein d’entrain. Un évangéliste sans doute.

Le 27.09.07
Ce matin nous profitons de la fraîcheur matinale (relative) pour aller visiter le rocher. Nous allons sur Casemates square qui est la place animée.
Main street
De la part Main street qui est la rue commerçante, bordée de part et d’autre de magasins duty free, bourrés d’alcool, d’électronique, de bijouterie et de souvenirs. Au bout de cette rue il y a le téléphérique. Nous le prenons malgré le prix. L’engin semble très ancien, en fait il date de 64, oui 1964 !
Il nous mène au sommet. Là il y a plusieurs terrasses aménagées, et la vue est magnifique. Des quelque 400 mètres du rocher, on domine toute la baie d’Algésiras, le début de la Méditerranée, et le Maroc.
La baie d’Algésiras
La baie d’Algésiras est encombrée de cargos à l’ancre, attendant de pouvoir décharger. La ville s’étale en bord d’océan, puis il y a tout un complexe industriel avec une raffinerie. La mer est belle et calme. Le soleil la fait briller à l’est. Au sud on aperçoit le sommet de quelques pics marocains. C’est l’Afrique à quelques Kilomètres, une vingtaine. La vue est superbe, avec ces pics qui émergent des nuages ; on dirait une peinture chinoise ou japonaise !
l’Afriqyue vue de loinSinge sur le rocher
Jean-Michel
Voilà l’Afrique est là à quelques miles, un autre monde à notre portée, pour bientôt !
Depuis les terrasses on voit beaucoup d’installations militaires qui ont été construites à différentes époques pour défendre le rocher contre tous ceux qui voulaient s’en emparer, et ils ont été nombreux !
On voit une tour des anciennes fortifications arabes du 13 ème siècle. Puis des fortifications espagnoles et anglaises. Tant hommes ont peiné pour construire ça et tant d’autres sont morts pour défendre ce bout de terre et les avantages qu’il procurait à sa gracieuse majesté !
Nous allons jusqu’aux casemates qui sont à l’abandon. Des fils électriques, des canalisations ont été coupés, des murs ou des toits sont effondrés. Cela donne une impression forte d’abandon, de manque de moyens pour garder les vestiges intacts, en souvenir.
Au pied du rocher il y a un cimetière dans lequel sont enterrés des combattants de la bataille de Trafalgar qui a eu lieu tout près entre les flottes anglaises et franco espagnoles. Les tombes entretenues indiquent leur âge, 20 ans pour la plupart !
Nous restons en ville pour déjeuner et nous prenons des fish and ships. Ça me rappelle lorsque j’avais 15 ans et que j’étais allé apprendre l’anglais dans une famille anglaise et que la mère qui n’avait pas envie de faire la cuisine nous envoyait chercher des fish and ships. C’était le meilleur repas et de loin ! Aujourd’hui aussi ç’est bien bon. Sauf les petits pois qui sont bien anglais car ils n’ont pas de goût et il faut ajouter une sauce pour les améliorer.
De retour au bateau Jean-Michel et moi passons toute l’après midi à installer la pompe de relevage du gasoil. Nous faisons ça bien en installant une conduite électrique depuis le tableau, avec un fusible ! Mais le passage des fils est laborieux, du tableau, au derrière de la table à carte, puis dessous dans les fonds, jusque devant la gâte moteur ; A force d’obstination ça passe. C’est installé et la pompe fonctionne.
Il est temps de prendre l’apéro et de dîner !

Le 28.09.07
Aujourd’hui le vent souffle et les nuages sont revenus. Il tombe même quelques gouttes.
Un peu d’écritures, puis nous continuerons le bricolage, en espérant que le récipient pour le vérin arrive bien vers les 13h…
Marina Bay
En attendant, nous nous penchons sur les fonds pour pomper les derniers litres d’eau. Avec la petite pompe à main achetée ici avec un long tuyau, c’est enfin possible. Puis je me penche sur les réservoirs de gasoil. Il y a une jauge qui ne fonctionne pas. Pourquoi ? Le premier réservoir a une jauge qui fonctionne. Au second l’électricité n’arrive pas. Je suis le fil dans les fonds et découvre un fil desserti. Je le nettoie et le sertis et ça fonctionne. Je suis heureux que les choses fonctionnent et que je sois capable de les réparer. Peu à peu je découvre les secrets du bateau.
L’après-midi le livreur de DHL apporte le vase du vérin. Il est joint un mode d’emploi pour le montage. Alors au boulot. Je démonte l’ancien vase en observant bien comment il est monté. Nous nettoyons les pièces à l’acétone pour les dégraisser et je remonte en mettant du frein filet sur les pas de vis. Une fois tout remonté nous remplissons le vase de liquide hydraulique. Ça ne semble pas fuir. Néanmoins nous mettons du sopalin autour des parties vissées pour confirmer. Une heure plus tard, pas de trace de fuite. Alors je remets en place l’engin à grand peine tant sa place est exigue.
Le soir nous discutons avec les voisins, Frédérique et Catherine qui veulent faire des courses en Espagne avant de partir. En effet tout est moins cher là-bas. Nous irons ensemble en taxi, jusqu’au Carrefour de La Linéa, juste de l’autre côté de la frontière. Nous faisons la liste de nos besoins, surtout de ce que nous risquons de ne pas trouver à Tanger, comme vin, alcool et charcuterie.

Le 29.09.07
Jean-Michel va avec Frédérique et Catherine faire les courses. J’ai en charge la surveillance des enfants qui doivent faire leurs devoirs car il y a école à bord tous les jours !
Pendant ce temps je fais des rangements avant le départ. J’en ai marre de Gibraltar, et surtout de ne pas naviguer. J’ai hâte de découvrir Tanger et de rencontrer mon ami Brahim qui nous attend avec impatience.
Pendant que Frédérique et Catherine font les courses au carrefour de l’autre côté de la frontière, je fais du baby-sitting avec Pablo et Tiphaine qui ont comme consigne de faire leurs devoirs et d’apprendre leurs leçons. Pendant que je range sur le bateau, je les entends parfois rigoler ; je leur dis de travailler et le silence revient. Au bout d’un moment ils viennent me voir pour me dire qu’ils ont fini mais qu’ils peuvent continuer et s’avancer sur le programme !
Vers midi, les adultes faisant les courses ne revenant pas, les enfants viennent me dire qu’il est l’heure de manger et ils m’invitent. Je leur réponds que j’attends Jean-Michel pour déjeuner, mais que je vais aller avec eux pendant leur repas. Pendant qu’ils mangent la salade composée faite par maman, ils me racontent leurs lectures, le bateau, l’école… Ils sont vraiment charmants.
Enfin les parents reviennent et Jean- aussi au moment où les enfants étaient à mon bord en train de regarder un DVD de Titeuf. Au boulot, il faut aider les parents à tout ramener car ils ont fait un grand avitaillement. Jean-Michel est revenu avec le caddy acheté par Mimi en piteux état car les roues sont parties….
L’après-midi Jean-michel se lance dans la peinture des parties du pont recouvertes de Rustol. Il met du caoutchouc chloré blanc. Le bateau va paraître neuf ! Pendant ce temps je me lance dans de l’électricité pour mettre des prises allume-cigares à un phare susceptible d’éclairer les rives ou les obstacles de nuit. Puis sur une lampe pour éclairer le cockpit le soir. Je reprends une lampe laissée par les précédents propriétaires et refais son électricité. La lampe porte le nom ancien du bateau : Témenos.
Là-dessus, Jean-Michel m’appelle pour dîner à bord de Yallingup. Frédérique et Catherine nous invitent en même temps que François, Clarisse et leurs trois enfants. Douze personnes : les six enfants dans le carré et les adultes dans le cockpit. Champagne d’abord pour fêter la très prochaine retraite de Jean-Michel à partir du premier octobre ! C’est sympa ! Puis autour d’une grosse cocotte de spaghettis bolognaise, la soirée se prolonge en discutant bateau et navigation. François et sa famille ont déjà fait un tour de l’Atlantique en 2000 et recommencent cette année. Ils sont enseignants, ils ont acheté un nouveau bateau et ont pris une année sabbatique. La soirée est bien agréable, mais passé minuit il fait songer au départ et à coucher les enfants, non sans avoir échange adresses mail et téléphones. C’est tout le charme des rencontres en voyage. Frédérique et sa famille vont aller assez vite aux Antilles, tandis que François va aller jusqu’en Casamance comme nous. Nous nous suivrons donc souvent à commencer pour Tanger où ils vont aussi.

Le 30.09.07
Matinée de bricolage, finitions de peinture, d’électricité et d’écriture.
J’envoie un mail à un routeur connu, Daniel Tranchant, qui conseille Frédérique. En retour, il me téléphone et m’explique ce qu’il peut faire. Si je lui donne ma position, le vent, la pression, et la destination, il peut me donner les conseils météo pour partir dans de bonnes conditions pour une destination donnée, ou en route pour changer de cap afin d’éviter du mauvais temps ou pour aller chercher plus de vent en cas de besoin. Il répond très vite par mail avec ses conseils avisés auxquels ont recours un certain nombre de navigateurs.
Ce sera un élément de sécurité maintenant que nous allons commencer les traversées plus longues !
Nous partirons demain matin pour Tanger. Enfin nous bougerons !
Cette après-midi je tente de me connecter au Lord Nelson bar, mais en vain. L’informatique a ses mystères qui me font rager ! Pendant ce temps je bois une bière et je regarde le match de rugby de la coupe du monde France Géorgie. La France gagne, mais peut encore être éliminé si l’Argentine gagne son match contre l’Irlande… A suivre…

Le 01.10.07
Grand jour : Jean-Michel est en retraite à partir d’aujourd’hui ! Maintenant il y a deux retraités à bord !
Je me réveille tôt avec la pression psychologique du départ, puisqu’il faut respecter un horaire de départ qui est fonction de la marée et des courants qui s’inversent à partir d’une heure précise pour refluer de la Méditerranée vers l’Atlantique. Nous serons ainsi portés par le courant qui s’ajoutera à notre vitesse due au vent.
Mais du vent il n’y en a pas. Les drapeaux ne flottent pas. L’eau du port et de la baie est sans ride ! Alors dans ces conditions faut-il partir ou non ? Nous hésitons un moment. Notre routeur nous avait envoyé un mail pour nous dire que nous aurons du vent d’est, sud-est suffisant…
Catherine et ses enfants se préparent pour aller à pied sur le rocher voir les singes, pendant que Jacques ouvre des trappes sur le bateau de Frédérique. Catherine et les enfants nous disent au revoir au cas où nous partirions… C’est un moment émouvant et l’on se dit qu’on se reverra plus tard, plus loin…. Espérons.
Après une heure d’indécision, pendant que l’anémomètre indique vent de 0 à 2 nœuds, l’envie de bouger est la plus forte. Je vais payer la marina et nous partons. Les amarres larguées, nous allons un peu plus loin dans le port faire le plein de gasoil. 220 litres pour compléter les réservoirs. Mais je vois la pompe de puisard qui se met en route et évacue du gasoil. J’ouvre l’accès moteur et vois une légère fuite qui vient de dessus le réservoir journalier. Nous verrons à la prochaine escale.
Nous partons à 11h au moteur et traversons la baie d’Algésiras encombrée de cargos à l’ancre qui attendent de décharger ou de charger. Nous nous faufilons entre, dans une mer sale, encombrée de bouteilles vides, de plastiques. C’est l’endroit le plus sale depuis notre départ !
Nous continuons au moteur pendant deux heures. Le vent qui s’est levé peu à peu nous permet de mettre les voiles. Il est sud sud-est à 10 nœuds. Progressivement il monte vers 12 à 15 nœuds. Nous l’avons de travers et nous avançons à 4,5 à 5 nœuds sur une mer très calme. Une navigation très agréable.
J’ai mis la ligne de traîne et une bonite a la bonne idée de se prendre juste avant le déjeuner.
Je lève les filets et elle passe aussi tôt à la poêle. Elle a choisi la bonne heure car elle est la seule de la journée à mordre !
Nous revoyons les côtes espagnoles avec beaucoup d’éoliennes sur les petites montagnes.
Dans le détroit les bateaux sont nombreux, cargos, porte-contenairs, ferry. Certains vont vite en suivant les rails montants ou descendants. Le courant nous fait gagner près d’un nœud, puis progressivement jusqu’à 2,5.
Nous traversons les rails en oblique pour quitter la côte espagnole et nous rapprocher de la côte marocaine que nous distinguons mal dans une brume assez forte.
Vers le milieu du détroit, la mer se creuse sous l’effet du vent, des courants et de la grande houle de l’Atlantique. Il y a des creux d’environ deux mètres. Le sommet des lames est moutonneux. En se rapprochant de la côte marocaine les creux diminuent, le courant aussi. Vers l’arrivée il s’inverse et nous devons mettre le moteur pour les quelques derniers miles.
Il y a de jolies petites villes le long de la côte rocheuse et escarpée. Au loin on aperçoit Tanger et l’on voit les ferries venant de Tarifa s’y rendre.

Les recettes de cuisine de Mimi

Posted on septembre 16th, 2007 by Mousaillonne

Recettes de cuisine

La bonite a la mediteranene

Des kilos de bonite
Coupe en filet enlevez retirai l arrêt

Un kilos de bonite
Huille d olive
2 oignons
5 gousses d ails
2 grosse tomates ou bien une boite de tomate pelée
sel
poivre
thym
2 piments de Cayenne
coriandre
un citron confie facultatif
mettre l huile d olive dans la cocotte coupée finement les deux oignons et l ail
faire dorer ensuite rajoutée la boite de tomate concassée rajoutée les épices
Sel, poivre ; coriandre piment de cayenne, thym et laisse mijotée doucement ont feux doux
pendant 15 minute pour réduire un peu la sauce et ensuite mettre le filet de bonites a les placent délicatement dans la sauce et laisse mijotée à feux doux durant 15 minutes environ
et servir avec un riz a la créole

poulet aux yaourts et noix de coco

1 kilo de poulet coupe en morceaux
1 pot de yaourt
3 cuillers ont soupe de noix de coco
3 cuillers ont soupes d’huile d’olives
du sel
poivre
thym
Une demi-citron pressée

mettre dans un saladier le poulet couper en morceaux ensuite rajouter le yaourt, citron pressée sel poivre thym huile d’olive et noix de coco fraîche ou bien en seiche
mélanger bien le tous et placer dans plat allant au four et laisser cuire 30 minutes
laisser bien dorée

vous pouvez accompagner ce plat d’une ratatouilles